[ Test ] Resident Evil 7

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Tous les 3 épisodes, Capcom se sent obligé de renouveler sa licence culte. Les 3 premiers Resident Evil étaient avec une caméra fixe où la surprise nous attendait souvent au coin d’un couloir, suivis de 3 autres épisodes avec une caméra libre à l’épaule, quittant de plus en plus l’horreur pour devenir vulgairement un simple TPS, surtout quand on repense au très mauvais épisode 6. Une fois n’est pas coutume, Capcom a donc modifié sa recette changeant encore une fois sa caméra et en passant totalement en vue FPS, en s’inspirant surtout des meilleurs qui sont Amnesia, Outlast où jusqu’à pomper l’idée d’Hideo Kojima lorsque ce grand monsieur avait sorti la démo P.t. Le petit avant gout qui devait redonner une nouvelle jeunesse à la licence Silent Hill mais qui a finalement été annulé en cours de développement, après qu’Hidéo Kojima soit dégagé à la grenade par Konami.

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C’est donc après un Resident Evil 6 purement action sans aucune dose d’horreur que Capcom s’est décidé de remettre sa licence sur la route de la peur. Resident Evil 7 est bourré de clins d’œil aux plus grands films d’horreur des années 90-2000, de massacre à la tronçonneuse, en passant par Saw et j’en passe. Pas de Manoir immense ou de laboratoire scientifique mais le lieu de cet épisode est tout simplement une vieille biquote au fin fond de la Louisiane.

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Le jeu commence quand Ethan Winters regarde un message vidéo reçu de sa bien-aimée Mia, qui a disparu depuis trois ans. Cette vidéo lui indiquant formellement de ne pas venir la chercher mais comme tout bon film d’horreur qui se respecte, le héros se dit courageux mais personnellement je pencherai plus pour de la totale inconscience. C’est donc d’un pas décidé, qu’Ethan décide de se rendre à Dulvey, un coin paumé en pleine Louisiane. Arrivé sur les lieux, vous vous rendrez compte que l’ambiance est assez malsaine, entre les carcasses d’animaux, les décors sales avec un soucis du détail très explicite et vos hôtes complètement cinglés qui vous feront sur-sauter plusieurs fois.

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Oui car comme vous le savez déjà, le jeu est le premier AAA à être conçu pour la VR, très bien jouable sans casque, le jeu connait quelques soucis graphiques, parfois à cause des concessions faites pour la Réalité Virtuelle mais rien de vraiment méchant. Mais étant donné que la peur se résume à pas mal de jumpscares, tu ressens l’effet que l’on observe quand on va voir un film en 2D au cinéma qui de base a été conçu pour la 3D. Je m’explique, quand un film est conçu pour la 3D, il y a des scènes qui sont forcément faites pour mettre en avant l’effet 3dimensions et quand tu vas le voir en 2D, tu te dis « Ah là, je suis sûr, cette scène devait avoir un effet 3D » et c’est donc exactement le même sentiment que l’on ressent avec Resident Evil 7 même si la VR n’est guère la même techno que la 3D. Pas mal de scènes avec des jumpscares ne font finalement pas peur sans casque mais je suis sûr qu’avec un casque fixé sur la tête, tu flippes à chaque instant. Le jeu est propre sans être une claque graphique, les ennemis que l’on croisera le plus souvent, sont tellement si basiques, leur design n’a clairement rien d’exceptionnel et je m’attarderai pas sur l’animation immonde des cheveux de Mia.

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Après quelques minutes en solitaire dans la maison, vous rencontrerez assez rapidement la fameuse famille Baker, les propriétaires de cette demeure. Vous constaterez qu’ils sont génétiquement modifiés, un peu comme vous d’ailleurs, après que le père vous ai forcé à avaler le fameux produit, cette substance est la clef du scénario. En plus de vouloir sauver votre femme, vous allez devoir trouver un moyen de concevoir un remède. Dans cette chasse au trésor, la famille cherchera à vous mettre des bâtons dans les roues, tous de différentes façons. Le père, fera tout pour vous retrouver, juste pour avoir le plaisir de vous tuer, ce qui créera une petite partie de cache-cache dans la première partie de la maison, d’où le gros clin d’œil à Outlast et au cinéma de Slashers. La mère folle dingue, moitié humaine, moitié insecte, qui contrôle ces vermines un peu comme The Pain, le fameux boss de Metal Gear Solid 3. Et qui soudainement se désarticulera et se mettra à grimper au plafond comme dans le film d’horreur MAMA. Le fils quant à lui, vous fera revivre une énigme qu’il reproduit sans cesse pour ses victimes, une sorte de scène qui pourrait être tirée d’un épisode de Saw. Plus vous avancerez dans l’histoire, plus les morceaux du puzzle s’installeront. Vous comprendrez petit à petit, pourquoi Mia est ici, qui sont les monstres, qui sont réellement les Baker etc.
Le rythme du jeu est vraiment la force de ce Resident Evil. Plus vous avancerez, plus cela deviendra intense et plus la difficulté s’accroîtra. On ressent justement ce degré en fonction des boss. Le premier est plutôt assez simple à anéantir, la mère est plus coriace et le retour du père est encore un degré au dessus même si l’on descendra radicalement arrivé au boss de fin qui pour ma part est BIDON.

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Le gameplay reste assez basique, une touche pour bloquer les attaques, une touche pour viser et une touche pour attaquer. L’inventaire, on ne peut pas faire plus simpliste. Le soucis avec ce genre de jeu, c’est que l’effet de surprise ne peut guère être tenu jusqu’à la fin. Au début les jumpscares vous feront certes sur-sautés mais après 2 à 3h de jeu, vous comprendrez assez rapidement le cheminement des ennemis.

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Pour conclure, l’aventure vous fera vivre l’ascension d’un héros qui de base était une victime mais qui finira justicier. Ce Resident Evil remet la licence sur de bons rails, mais étant donné que l’effet de surprise est déjà à mes yeux essoufflé, j’attends de voir ce que donnera le prochain épisode de la série.

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Les plus :

  • Le rythme de la progression
  • La famille Baker
  • La direction artistique
  • Les clins d’œil aux films d’horreur
  • La VR ( Pas testé ! )
  • Au début, la peur est de retour…

Les moins :

  • …Mais on s’y fait trop rapidement
  • L’effet trop prononcé de la VR
  • Le manque de variétés des ennemis
  • Des énigmes pour débiles profonds
  • Le poulpe qui sert de perruque à Mia
  • Les temps de chargements bien trop longs

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À propos de vielo4k

Gros Connard depuis 1989, Gameur depuis 1993, Branleur depuis 1999, Glandeur depuis toujours.

Publié le mars 3, 2017, dans Tests, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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